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Droit civil
2026-07-306 min de lecture

L'exigence de bonne foi dans les contrats d'affaires : dix ans après la réforme du Code civil

Maxime Laurent

Maxime Laurent

Responsable Pôle Doctrinal MLS

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L'exigence de bonne foi dans les contrats d'affaires : dix ans après la réforme du Code civil
« Bilan jurisprudentiel de l'article 1104 du Code civil : comment les juridictions concilient-elles la loyauté contractuelle et l'impératif d'efficacité économique ? »

L'avènement d'un ordre public contractuel renforcé

L'ordonnance du 10 février 2016 a consacré solennellement à l'article 1104 du Code civil le principe selon lequel : « Les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi ». En élevant cette obligation au rang de disposition d'ordre public insusceptible de dérogation, le législateur a profondément rééquilibré le rapport de forces économique.

La jurisprudence de la Chambre commerciale

La Cour de cassation veille néanmoins à ce que la bonne foi ne se transforme pas en un pouvoir de révision judiciaire arbitraire du contenu contractuel. Deux enseignements majeurs se dégagent :

  1. La sanction de la mauvaise foi réside principalement dans l'allocation de dommages et intérêts, et non dans la modification unilatérale des obligations convenues.
  2. Le devoir de cohérence (interdiction de se contredire au détriment d'autrui) consolide la sécurité des transactions d'affaires internationales.
Tags :
#Droit Civil#Droit des Contrats#Affaires#Code Civil

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Antonin Pechard

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