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Droit international
2026-08-159 min de lecture

La protection du milieu marin en Méditerranée : entre lacunes juridiques et diplomatie environnementale

Camille Delacroix

Camille Delacroix

Vice-Présidente MLS & Lauréate du Concours de Droit de la Mer

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La protection du milieu marin en Méditerranée : entre lacunes juridiques et diplomatie environnementale
« Analyse critique de la Convention de Barcelone et des accords bilatéraux encadrant les zones maritimes protégées le long du littoral franco-italien et monégasque. »

La mer semi-fermée : un statut écologique d'exception

La mer Méditerranée ne représente que 1% de la surface océanique mondiale, mais concentre plus de 7% de la biodiversité marine connue. Sa configuration de mer semi-fermée en fait un réceptacle vulnérable aux pollutions anthropiques, au trafic maritime dense et au réchauffement climatique accéléré.

Le dispositif normatif : La Convention de Barcelone de 1976

Adoptée sous l'égide du PNUE, la Convention de Barcelone et ses sept protocoles additionnels constituent la pierre angulaire de la gouvernance environnementale régionale. Cependant, son efficacité se heurte à des obstacles récurrents :

  • Le défaut de juridiction obligatoire : L'absence de cour régionale spécialisée limite les sanctions coercitives.
  • La juxtaposition de zones souveraines complexes : ZEE, zones de protection écologique (ZPE) et revendications maritimes croisées complexifient le contrôle en haute mer.

Le sanctuaire Pelagos : un modèle trilatéral précurseur

Signé par la France, l'Italie et la Principauté de Monaco, l'accord créant le Sanctuaire Pelagos (1999) illustre la capacité des États riverains à coopérer au-delà de leurs frontières maritimes pour la préservation des mammifères marins.

Tags :
#Droit International#Droit de la Mer#Écologie#Méditerranée

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